Cette année, prenez d’emblée de bonnes résolutions en commençant par vous interroger sur votre façon de pêcher. Même quand la pêche est difficile, il y a toujours moyen de prendre plus de poissons.

Les capots qui s’accumulent, les brèmes qui s’enchaînent, la malchance qui semble nous poursuivre sur chaque poste pêché… Quand ça veut pas ! Certes, les conditions météorologiques ou l’appétit des poissons ne sont pas des facteurs sur lesquels nous avons de l’influence. Mais même quand la réussite semble compromise, il y a toujours moyen d’au moins sauver l’honneur, sinon de commencer à déclencher quelques touches. À condition de s’en donner la peine. Voici quelques pistes d’amélioration.

Rester… ou bouger !

Les jours passent et vous n’avez toujours pas entendu vos détecteurs sonner. Vous vérifiez par précaution si les piles ne sont pas mortes ou s’ils sont bien allumés. Vous commencez à maudire le lac et/ou les nouvelles bouillettes avec lesquelles vous vous voyiez déjà cartonner. À cet instant, vous pouvez continuer à vous trouver des excuses jusqu’à la fin de la session, ou commencer à réfléchir un peu à la situation et essayer de sauver une pêche qui s’annonce mal embarquée. Si malgré tout, vous constatez de l’activité sur votre zone, il y a peut-être des questions à se poser (changement de spot, de montage, etc.) et un intérêt à rester et insister. Sinon, prenez votre courage à deux mains, pliez et partez à la recherche du poisson ! Souvent, les carpes s’attardent dans des endroits où elles se sentent à l’aise. Et ne croyez pas que la seule odeur de vos appâts les fera traverser le lac pour les trouver. Non, motivez-vous et allez les pêcher là où elles sont.

Sortir des sentiers battus

La pêche est loin d’être une science exacte et heureusement ! Ce qui marche aujourd’hui peut ne pas marcher demain et inversement. Sur certains petits plans d’eau où la pêche est d’abord conditionnée par l’obtention de l’un ou l’autre poste, certains pêcheurs arrivent souvent avec exactement la même approche en permanence, peu importe l’activité, la saison ou la pression de pêche. Ce qui fonctionne évidemment parfois, et parfois pas. On m’a une fois prodigué un conseil incroyable lors de mon arrivée sur un étang de ma région : “Sur ce poste, c’est fruité, 70 mètres” ! Difficile de faire plus précis. Pendant que je m’installais et préparais mes lignes ce jour-là, ce pêcheur du poste voisin n’avait pas cessé de catapulter des kilos et des kilos de graines et de bouillettes fruitées, sur un spot aléatoire situé à environ 70 mètres donc. Quelques heures plus tard, j’épuisais une jolie petite miroir vierge de toute piqûre, capturée grâce à une bouillette poisson, à même pas 30 mètres… Loin de moi l’idée d’affirmer que ce pêcheur n’a jamais rien pris à cet endroit, de cette façon. Ou qu’il faut constamment ignorer les conseils qu’on nous donne, car certains sont souvent précieux pour comprendre comment fonctionne un plan d’eau. Il est en revanche bien plus intéressant d’essayer diverses choses et de se faire son propre avis. Qu’il s’agisse de distance ou d’appât, il est souvent judicieux de pêcher différemment.

Ne rien négliger

Quoi de plus cruel que de casser sur l’unique poisson touché, au bout de quatre jours passés à l’abri des intempéries au fond du biwy ? Si l’on ne peut parfois pas empêcher la carpe d’aller frotter notre ligne contre des obstacles abrasifs, il ne tient en revanche qu’à nous de vérifier l’intégrité de notre ligne avant de la lancer. Un fil amoché, un hameçon émoussé, un montage expédié “à nu” en plein cœur d’un herbier, sont autant de négligences faisant chuter la probabilité de toucher un poisson ou de réussir à l’amener jusqu’à l’épuisette. Il en va de même concernant le choix des matériaux. Pêcher des branches immergées avec un nylon en 28/100ème et espérer pouvoir en sortir une carpe (en bonne santé) est utopique. Pêcher soigneusement et avec des matériaux adaptés à chaque situation permet de mettre un maximum de chances de son côté.

Pêcher !

Bien sûr, après être rentré bredouille, on peut se poser mille et une questions sur ce qui s’est passé (ou ce qui ne s’est pas passé), ce que l’on a fait ou ce que l’on aurait peut-être dû faire. Mais finalement, pour prendre plus de poissons, il suffit d’aller plus souvent pêcher ! La pêche est un investissement personnel (en temps comme en argent) et, clairement, les pêcheurs les plus prolifiques sont ceux qui s’investissent le plus dans leur passion. La prise d’une énorme carpe sur un grand lac est souvent la récompense de plusieurs jours (voire semaines) de “traque”, à vivre comme un sauvage et espérer trouver un signe de vie dans l’immensité. Et si ce genre de pratique n’est pas l’apanage de tous les pêcheurs, on peut toujours s’inspirer de cette motivation à tout niveau et sur tout type d’eau. Faire l’effort de bien sonder, d’entretenir le coup même en pleine nuit, de soigner ses montages, de persévérer avec des poissons qui semblent imprenables… La réussite n’en est que plus agréable.

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